Privatisation au Ghana



Comment l’Afrique brise le mirage ?

Dans les années 90, la société publique GWSC, qui gérait les 190 réseaux urbains d’eau du Ghana, entra en crise avec 344 millions de dollars de dettes, dues à son inefficacité et àdes détournements de fonds. La Banque Mondiale, appliquant la doctrine libérale toute puissante, encouragea sa privatisation à partir du Programme de Rétablissement et d’Ajustement Structurel. En 1988, les tarifs augmentèrent de 140%. Puis, en 2006, l’entreprise Aqua Vitens Rand Limited reçut la concession selon le principe du Partenariat Public-Privé (PPP), le modèle français de privatisation.

Loin de s’améliorer, le service empira. Les coupures d’eau provoquèrent un tel scandale que le Gouvernement commanda un audit dont les conclusions furent sans appel. Les engagements d’amélioration de la qualité n’avaient pas été tenus. En particulier, aucun traitement n’était appliqué contre l’arsenic, le plomb, le cyanure, le cuivre et le zinc qui empoisonnent l’eau de certaines régions à cause des mines à ciel ouvert.

La Coalition Contre la Privatisation de l’Eau, une vaste alliance (de groupes communautaires et religieux, de syndicats et d’associations citoyennes), intégrée dans le Réseau Africain de l’Eau (dans 24 pays africains), lutte pour le droit humain à l’eau potable.

Texte : Al-Hassan Adam
Photographie : Abdul-Yakeen Aluiza Amasaba

Esta entrada fue publicada en Privatisation et Droits de l'Etre Humain l'eau potable. Guarda el enlace permanente.

Los comentarios están cerrados.